L’association Lire à l’hôpital qui prête des livres aux personnes hospitalisées depuis bientôt 30 ans, organise son 3e salon du livre le 15 novembre prochain avec notamment de nombreux auteurs de la région chalonnaise.

Une association qui fait vivre la lecture à l’hôpital

Si tu ne peux aller à la bibliothèque, la bibliothèqeira à toi. Elle a bien grandi la petite association créée en 1987. A l’origine située dans un local exigu de l’ancien hôpital sur l’île Saint-Laurent, l’association aujourd’hui « reconnue d’intérêt général »,  occupe depuis fin 2011 un bel espace de 70 m2 au rez-de-chaussée du nouvel hôpital de Chalon. Un environnement adapté pour une mission qui n’a pas changé : combattre l’ennui des personnes hospitalisées et les aider à se changer les idées grâce à la lecture. Pour y parvenir, l’association collecte auprès de particuliers et achète chaque année de nombreux livres dont  un ¼ en gros caractères. Tous les genres et les styles de livres sont disponibles gratuitement, du roman policier, au documentaire en passant par le roman historique, la biographie mais aussi les bandes dessinées et les magazines. Un fonds de près de 3 000 ouvrages dont un quart en gros caractères et plus de 250 CD audio sont empruntables.

A l’hôpital et au-delà

Deux fois par semaine, deux bénévoles parcourent les chambres du centre hospitalier pour faire découvrir livres et magazines. Une tournée qui concerne également la maternité mais aussi hors de l’hôpital avec les établissements d’hébergement pour personnes âgées et quelques maisons de retraite. Un service de prêt de livres à domicile a également été mis en place. En 2015, Lire à l’hôpital  a prêté 8 100 livres et plus de 5 000 magazines à  5 450 lecteurs.

Pour faire connaître ses missions, l’association participe aux manifestations locales et nationales comme les Festives, le Printemps des poètes, ou la fête de la musique. Elle est également à l’initiative d’un salon du livre organisé au sein même de l’hôpital, tous les deux ans.

Après une édition très réussie en 2014, Lire à l’hôpital a invité une trentaine d’auteurs pour une 4e édition du salon du livre le 15 novembre prochain.

Contact : Association Lire à l’hôpital : Rez-de-chaussée du Centre hospitalier William Morey  4, rue Capitaine Drillien. Permanences du Lundi au Vendredi de 14h à 17h tel 03 85 45 73 78.

 


4e Salon du livre à l’hôpital

Une trentaine d’auteurs de romans, bande-dessinées, livres de cuisine, ouvrages sur le bien-être,  investissent le hall du centre hospitalier le 15 novembre prochain.  

Hospitalisés ou pas, vous pourrez rencontrer vos auteurs préférés et en découvrir de nouveaux. Certains sont nés ou viennent de la région chalonnaise comme Caro-Lyn, PEF, Alexandra Chopard, Michel Hilger, Marie-Françoise Ghesquier, Claude Vercey, Claude Elly, Marie-Thérèse Suhard, Emmanuel Mère et Laurent Vignat. D’autres encore sont des auteurs reconnus au niveau national comme Danielle Thiery, Sandrine Collette ou Michel Quint. Policiers,  histoire locale, humour, jeunesse, tous les genres seront présents dans le hall du centre hospitalier. Le salon du livre s’appuie depuis sa première édition sur la librairie La Mandragore qui fournit les romans. Les auteurs seront à votre disposition pour échanger et dédicacer leurs ouvrages.

Mardi 15 novembre de 10h à 18h hall de l’hôpital entrée libre. Ligne de bus n° 2.

 


RENCONTRES : Des auteurs made in Grand Chalon

Caro-Lyn est auteur et illustratrice de mangas depuis les années 2000. Elle habite à Saint-Rémy. C’est sa première participation au salon du livre.


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Caro Lyn

 

 

 

 

Le K : Comment devient-on dessinatrice de mangas ?

Caro-Lyn : J’étais au lycée Mathias avec option en arts plastiques, le dessin était ma passion mais je connaissais les mangas que grâce aux dessins animés de l’époque (les Chevaliers du Zodiaque, Olive et Tom etc). C’est quand j’ai lu un premier manga que je me suis passionnée pour le style, l’histoire. Ensuite, j’ai tout lu ou presque pour décortiquer chaque scène et comprendre comment les mangas étaient faits.

dedicace-caro-lynLe K : Comment arrivez-vous à éditer et à vendre vos mangas ?

Caro-Lyn : Je fais tout moi-même. Les scans, les impressions, c’est plus intéressant financièrement…et c’est aussi mon caractère un peu rebelle ! Ensuite, pour vendre des  livres, c’est le bouche à oreille, internet et les ateliers que j’anime dans les écoles, collèges et bibliothèques, pour le public… et bien sûr les salons du livre.

Le K : Comment trouvez-vous l’inspiration ?

Caro-Lyn : Déjà par rapport à la connaissance que j’ai des mangas : en  10 ans, j’ai en lu plus de 800. J’ai créé un univers très personnel avec des personnages que l’on retrouve d’histoires en histoires. Pour mon dernier livre qui est une enquête de police, j’ai travaillé 6 mois sur le scénario. J’ai lu beaucoup de romans policiers, regardé des films pour retrouver les codes et les mots de cet univers.

Plus d’infos sur caro-lyn.fr

 

 

 

Pierre Elie Ferrier dit PEF est auteur illustrateur de livres jeunesse et créateur du Prince de Motordu. Il est né à Saint-Jean des Vignes en 1939. Il est déjà venu en 2012 au salon du livre.

Le K : Vous venez au salon du livre le 15 novembre à l’hôpital de Chalon. Qu’est-ce que vous apportent ces rencontres avec vos lecteurs (ou plutôt leurs parents) ?

PEF : Lecteurs, petits ou grands sont des fils d’amitié qui m’embobinent gentiment, sourires, éclats des yeux, subit rapprochement de parfaits inconnus. Je deviens l’image du passeur d’histoires. La passerelle qui rejoint les générations m’est indispensable. Mon premier livre pour enfants était dédié à ma grand-mère sage-femme à St Jean des vignes, un quartier de Chalon. C’est elle qui, après la guerre m’avait offert mes premières tartines de beurre avec des petits morceaux de chocolat dessus

 

Le K : Le salon est organisé par une association qui s’appelle Lire à l’hôpital qui prête des livres aux personnes hospitalisées. Croyez-vous que le livre peut encore jouer un rôle à l’heure d’internet et des réseaux sociaux notamment pour les plus jeunes?
PEF :
Il ne faut pas partir battu. Le livre traverse des eaux un peu débiles mais il ne coule pas. Toutes les technologies ne peuvent rien contre ce petit miracle qu’est une histoire de papier ; Je possède encore mes premiers livres d’enfance, mes premiers livres de poche. Mes plus anciens lecteurs ressortent les livres vieux de plus de trente ans pour une nouvelle dédicace. Le livre électronique est à la traîne, les réseaux sociaux n’ont rien à voir avec la lecture. Le temps de livre ne doit pas être mangé par des passe-temps.

Le K : On est tous plus ou moins amenés à écrire des « mots tordus « sur nos téléphones. Est-ce que le Prince aura bientôt un téléphone portable pour envoyer des SMS ?

PEF : Le Prince de Motordu sait se faire entendre par la voix du livre, on peut certes tordre les mots en SMS: savati, ouétu, JV, écriture compactée mais dénuée de sens, de référence à la poésie, à l’image libérée. Le Prince de Motordu est tout un monde à lui tout seul, il est un touche-à-tout, ses deux dernières aventures le prouvent, Motordu timbré le fait voyager par la poste, dans une enveloppe, et Motordu pelote d’avion lui donne des ailes.