Les Oenorires, le festival d’humour millésimé est de retour du 28 janvier au 04 février. Cette année, il étend son concept à travers le Grand Chalon de Jambles à Givry en passant par Saint-Marcel. Ses bagages : des humoristes de talent, des vignerons givrotins, des bénévoles et l’indéfectible envie de se marrer en famille.

Rencontre avec Antoine Demor, généreux « papa » du festival, dénicheur de talents, négociateur à ses heures et grand amoureux de sa région.

Les Oenorires ont 3 ans maintenant et prennent une nouvelle dimension : deux week-end et de nouvelles salles…  Ca va ?
En plus, je suis en spectacle tout le mois de janvier… Mais l’aventure en vaut bien la peine et je ne suis pas tout seul. Aujourd’hui, je travaille avec Victor Rossi. Il était sur scène pour la première édition et puis il s’est pris au jeu du festival. Il y a aussi une quarantaine de bénévoles, de la famille, des givrotins, des viticulteurs embarqués dans l’aventure… Les acteurs culturels locaux sont de réels soutient : Kenny d’A Chalon spectacles, Nicolas Aubry du Réservoir chez qui nous allons faire un spectacle pour cette édition, Philippe Perrousset des Musicaves… Philippe a été le premier à m’appeler. Il m’a dit « Alors… Comment on peut t’aider ? ». Si les bénévoles givrotins répondent présent aujourd’hui c’est aussi grâce aux Musicaves. Je bénéficie aujourd’hui de tout le travail que Philippe a fait depuis des années. Je le remercie vivement.

Comment faites-vous pour faire venir des pointures de la scène humoristique ?
C’est assez simple en fait… Je joue franc jeux avec eux. Je leur présente le festival. Je leur explique le concept. Aux Oenorires, on est en famille, dans la générosité tout en restant très professionnel. Humoristes, bénévoles, techniciens : on vit ensemble, on prend nos repas ensemble, on se sert les coudes ensemble, on travaille main dans la main, on est au petit soin. Les gens se sentent bien, ils s’amusent et le public aussi.

Et avec ce simple concept, vous réussissez à séduire ces têtes d’affiches et à leur faire baisser leur cachet. Chapeau !
Les artistes invités partagent ces valeurs. Ils n’ont pas le melon et acceptent volontiers cette dose d’humanité. Alors, ils acceptent aussi de baisser leur cachet… Quand je les ramène à la gare, ils sont ravis de leur séjour et triste de repartir ! Ils savent que j’ai un budget de 18 000 € pour toute la durée du festival. Je ne demande pas de subvention publique et chacun fait des efforts : les artistes, les prestataires et l’équipe technique. Si je ne me battais pas sur chaque ligne du budget, on n’y arriverait pas. J’ai trois régisseurs techniques qui viennent de Lyon. Ils réservent chaque année leur week-end et viennent. Ils sont tombés véritablement tombés amoureux de la région, du Givry… et du Looping !

C’est çà aussi les Oenorires : faire connaitre une appellation et une région ?
C’est çà ! Le festival s’attache à faire connaître l’appellation, les vins de Givry, mais pas seulement. Nous servons de la bière fabriquée par un brasseur local, des jus de fruits locaux, des fromages de Russilly… Notre public vient de Givry, Creusot, Montceau, Mâcon, Dijon… Et puis, cette année, on s’ouvre sur le Grand Chalon. Un des spectacles se jouera à Jambles, le village où je suis né, et nous traversons la Saône pour nous installer le temps d’une soirée dans la petite salle du Réservoir à Saint Marcel…

Pas besoin d’aller très loin pour faire découvrir la Côte chalonnaise.

⟶ Retrouver le programme sur www.legrandchalon360.fr
⟶ Réservations sur www.lesoenorires.fr