A l’occasion de la journée de l’environnement du mercredi 5 juin 2019, Sébastien Martin, Président du Grand Chalon et Florence Plissonnier, Maire de Saint-Rémy ont inauguré les travaux de restauration de la Thalie à Saint-Rémy en présence de Jean-Jacques Boyer, sous-préfet de Saône-et-Loire. Explications.

La qualité de l’eau qui coule de notre robinet dépend de la qualité de l’eau de nos rivières. En effet, plus nos rivières sont propres, meilleure sera l’eau captée dans nos nappes phréatiques et plus raisonnables seront les traitements des stations d’épuration. Alors pour préserver l’eau potable, il est nécessaire préserver durablement nos rivières. Et comme la nature est bien faite, il suffit de respecter leur fonctionnement primaire pour qu’elles épurent avec efficacité cette ressource indispensable à la vie. Aujourd’hui, les travaux engagés dans les rivières consistent donc à « réparer la nature » en restaurant et protégeant les cours d’eau et tout ce qui les entourent : zones humides, végétation de berges, mares… Objectifs : préserver la ressource en eau, améliorer la qualité des eaux de surface et protéger la biodiversité.

La Thalie a retrouvé son lit

C’est ainsi qu’en 2009, le Grand Chalon s’est engagé dans des travaux de restauration des prairies humides de la Thalie. Dans le passé, la vallée de la Thalie n’a pas été épargnée par le développement urbain et industriel de Chalon-sur-Saône. Aujourd’hui, après une dizaine d’années d’études et de travaux, les prairies humides de la Thalie ont retrouvé un profil naturel. Ensuite, entre 2017 et 2018, de nouveaux travaux d’ampleur ont été réalisés pour restaurer le lit de la Thalie sur deux kilomètres entre la zone Californie et le Pont Paron à Saint-Rémy. Le lit sinueux a été recréé permettant de redonner une dynamique au cours d’eau. Des matériaux ont été positionnés sur le fond pour permettre la reproduction et le développement de certaines espèces de poissons et autres vers ou crevettes. Une frayère à brochets a même été aménagée pour favoriser leur reproduction. Au bord de l’eau de la végétation a été plantée. Cette « ripisylve » offre des abris pour la faune de l’ombrage pour le cours d’eau et limite le développement des algues. Ces aménagements seront à découvrir d’ici la fin de l’été à travers un parcours découverte ludique. Rendez-vous très prochainement sur « les sentiers de la Thalie » et dans quelques années pour de nouveaux aménagements sur les 53 hectares de prairie humide de la Thalie.

303 132 € TTC
C’est le coût total du projet de restauration de la Thalie, mis en œuvre entre 2017 et 2018. Reconnu d’intérêt général, ce projet a été financé par l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse (80%), le Grand Chalon (10%) et le Syndicat Intercommunal d’Aménagement des 3 Rivières du Chalonnais (SIA3RC) (10%).  Pour sa mise en œuvre, le SIA3RC puis le Grand Chalon ont été assistés par l’Etablissement Public Territorial du Bassin (EPTB Saône et Doubs, en agissant en qualité d’assistant à maîtrise d’ouvrage.< 53 hectares
Surface de prairies humides à la Thalie couverte par un plan de gestion

3 espèces végétales protégées sur les prairies humides de la Thalie
Le Butome à ombelle, l’Oenanthe à feuilles de silaüs et la Fritillaire pintade

2 espèces animales protégées
Le Milan noir et le Crapaud calamite5 castors recensés
Entre Saône et Corne